L’enfant aux yeux d’emeraude
 

    


   L’idée de ce roman m’est tombée d’un seul coup, un jour que je déjeunais avec des amis dans la salle d’un restaurant d’Antraigues.

   J’ai laissé mon plat refroidir et mes amis se gratter le crâne en attendant de savoir quelle mouche venait de me piquer, et je suis sorti comme un diable du restaurant.

  J’ai tourné de longues minutes autour de la fontaine de la place centrale d’Antraigues, le temps de raconter au mémo vocal de mon téléphone ce qui venait de me secouer comme ça.

   Pas facile, avec le recul, de me remémorer exactement ce qui s’est passé à ce moment-là. Mais l’idée brillait en moi comme une gemme, et j’avais le cœur qui battait d’excitation.

  Toute l’histoire, ou presque, était descendue sur moi en moins de deux minutes, comme un ciel d’orage qui éclate dans un ciel bleu, sans prévenir le moins du monde...

    Il n’y avait plus qu’à se mettre au travail.

   L’écriture de ce polar m’a pris beaucoup plus longtemps que prévu de prime abord, mais l’idée de base est restée la même, de bout en bout, guidant l’écriture sans admettre le moindre écart, qui était immédiatement sanctionné par la touche « Delete ».

  

  « L’enfant aux yeux d’émeraude » est dédié à Christine et Jean-Claude Rigault, mes deux amis amoureux de l’Ardèche, témoins de la conception de cet embryon, qui me sont encore plus chers qu’ils l’imaginent...



LE PITCH...


     Un emploi modeste, un appartement dans une cité HLM, une voiture de plus de vingt ans qui tombe en ruine, David Courty mène une existence sans éclat entre sa femme Mira, chômeuse, et sa fille Caroline, une adolescente rebelle qui affiche des tendances gothiques pour tenter de trouver un sens à sa vie en s’opposant à la vie médiocre de ses parents.

     Lorsque la police retrouve le corps sans vie de Mira dans le salon familial, ainsi que des traces de sang dans la chambre de Caroline, tous les regards se tournent vers David, qui vient de se faire licencier de la mutuelle où il travaille depuis de longues années.

   David a pété les plombs. Il part, seul, le cerveau en ébullition, rattrapé d’heure en heure par un passé terrifiant qui n’était qu’assoupi au fond de lui.

     Pourquoi Mira est-elle morte ? Qu’est-il advenu du corps de Caroline ?

     Où la fuite entraînera-t-elle celui qui cherche à échapper à ce qui a fait de lui un monstre ?

    

  Au fond de chacun d’entre nous règne un territoire obscur, un monde que nous ne faisons que craindre sans jamais l’affronter. C’est le royaume des abysses, celui où notre raison peut chavirer à chaque instant.

   Ce monde qui abrite notre peur primale la plus profonde, celle contre laquelle nous ne pouvons nous prémunir. Il n’attend qu’un instant de faiblesse pour s’emparer de nous, pour nous anéantir.

   Ce monde, David Courty en a poussé la porte, et elle s’est refermée derrière lui dans un bruit de tonnerre.

     À l’intérieur, l’enfant aux yeux d’émeraude l’attend.

     De pied ferme.